Beauté BOXER 2005 La rentrée c'est plutot bien passée pour nos amis, prochaine étape le 11 Novembre pour le MONDIORING tant attendu

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  l'odorat

Leur flair ne trompe jamais. Les chiens sont les champions pour retrouver une personne disparue rien qu'avec son odeur ou encore pour détecter des traces infimes de drogues cachées dans des bagages. Un atout mis au profit des policiers.

L'humidité de la truffe permet de faciliter la détection des senteurs. Photo © André GAILLARD (galerie photo de L'Internaute)

Une détection hors norme

Sans sa truffe, le chien aurait beaucoup de mal à se représenter son environnement et à s'y mouvoir. L'odorat est primordial ; ce qui explique sa grande sensibilité. D'où vient ce flair hors pair ?
D'un point de vue purement anatomique, l'intérieur de sa truffe est percé de deux canaux : l'un lui sert seulement à la respiration, le deuxième permet de sentir et de distinguer les odeurs. Celui-ci est tapissé d'une fine couche de peau, la muqueuse ; elle mesure environ 130 centimètres carrés, contre 3 cm² pour l'Homme. C'est vous dire la précision olfactive dont font preuve les canidés.
Cet épithélium est pourvu de cellules sensorielles, cellules olfactives ciliées ; les cils baignent dans un épais mucus secrété par les glandes de Bowman . Le nombre de cellules ciliées est 35 fois supérieur à celui du nez humain, soit une moyenne de 150 millions de cellules réceptrices.

Un million de fois plus performant

Les molécules odorantes sont auparavant triées et séparées des grains de poussières grâce à un ensemble de cils. Acheminées au niveau du cornet nasal supérieur, elles sont engluées dans le mucus puis détectées par les millions de cellules olfactives ciliées. D'après les scientifiques, ces cellules seraient spécialisées.
Une fois capturées par ces cellules réceptrices, elles sont traduites en une information nerveuse véhiculée via de nombreuses fibres nerveuses au cerveau. Plusieurs structures cérébrales sont alertées dont l'hypothalamus. Une réponse est ensuite induite.
Le chien est capable de déceler environ 44 odeurs différentes et ce à des concentrations très faibles. En effet, une étude montre que pour les senteurs les plus prononcées, les canidés peuvent les sentir même diluées à un million de milliardième !

Une truffe mise à profit

L'organe de Jacobson est essentiellement sensible aux phéromones. Photo © DR

Cette olfaction ultra développée est complétée par un autre organe qui est spécialisé pour la reproduction. Il s'agit l'organe voméro-nasal ou l'organe de Jacobson présent parmi de nombreux mammifères et reptiles. Il est atrophié chez l'Homme.
Il se situe précisément dans le plancher de la cavité nasale. Il débouche en un canal derrière les incisives. En ouvrant sa gueule, le chien capture en plus de l'air des molécules odorantes. L'organe de Jacobson les détecte et en réfère en haut lieu grâce à des réseaux nerveux.
Cet organe sert essentiellement à percevoir les phéromones , hormones stimulant la reproduction. L'hypothalamus agit en conséquence et provoque une réponse pour faciliter l'accouplement

Réalisé par Rédaction JDN Octobre 2007

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Dernière mise à jour le : 23 mars 2007.